Semaine 10: Stratégie
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LES DIFFERENTS TYPES DE MISES – POURQUOI MISEZ-VOUS ?
:heart:Pourquoi miser ?
Les calling stations son toujours perdante sur le long terme car :
-Suivre ne génère pas de fold equity. Pas moyen de gagner avec la main la plus faible.
-Pas de value bet. Pas de gros pot avec les mains fortes. Quand ils misent, l’adversaire sait qu’il a un monstre et folde.
-Ils n’ont pas d’information sur la force de la main adverse. Ils pensent que top paire est la meilleure main et callent 3 barrels avec.
-Trop lisible : s’ils relancent, ils ont un monster. Par contre ils peuvent caller plusieurs barrels avec des mains fortes, moyennes ou des poubelles.
:heart:Quels sont les objectifs d’une mise ?
2 catégories : value bets et bluff bets.
:club:Value bets :
:diamond:Protection bet :
Avec une main forte sur un board drawy, on peut faire payer les mains à tirages, c’est donc un value bet. Il faut miser en cassant les côtes de l’adversaire en espérant qu’il fasse une erreur en callant.
:club:Bluff bets :
:diamond:Semi-bluff :
On mise ou relance avec une main à tirage. L’objectif est de faire coucher une main meilleure. Le move est facilement EV+ car on a aussi bien de la fold equity mais s’il ne fold pas, on garde de l’equity au turn avec nos outs. Si notre tirage rentre, on a un main monstre dans un gros pot ce qui génère beaucoup de value.
Ce move permet aussi de rendre notre jeu illisible. On relance soit avec un tirage soit avec une main forte. On sera plus souvent payé, ce qui rentabilisera plus nos mains fortes. Par ailleurs, jouer ch/call avec nos tirages sera lisible aussi. Si le tirage se réalise, l’adversaire s’en rendra vite compte et ne nous payera plus lorsque le tirage rentre.
:diamond:Continuation bet
Le CB est parfois un bet de bluff, lorsqu’on a pas touché le flop et parfois un value bet, lorsqu’on touche une main forte. On ne touche pas souvent le flop. Si on ne mise que lorsqu’on touche, on est trop lisible. Il faut miser beaucoup plus souvent en comptant sur la fold equity pour rentabiliser les relances pré-flop ou construire un gros pot si on a touché une main forte.
:diamond:Probe bets
Essayer de remporter le pot avec une main marginale ou moyenne en faisant une petite mise. Il est également possible de se faire payer avec une main à tirage ou une main moyenne inférieure. Par contre, une relance sera souvent le signe d’une main meilleure chez l’adversaire. C’est donc un bet à la fois de bluff et de value.
Il est préférable de jouer bet/fold que ch/call dans le cas d’une main moyenne.
:diamond:Position bet :
Post-flop, les joueurs devant nous avaient l’occasion de miser et ils ne l’ont pas fait. On mise en espérant remporter le pot tout de suite grâce à la fold equity. Avec un monster, on joue de la même façon pour être illisible. Avec une main moyenne, on peut ch behind (wa/wb) car on a de la showdown value. Les tirages, en fonction de la situation peuvent se jouer des deux façons.
:diamond:Information bet
On a une main faite moyenne ou forte sur un flop à tirages. On veut protéger mais on pourrait aussi être battu par une meilleure main. On bet/fold car en cas de relance, on pense souvent être derrière. C’est donc un mélange de bluff et de value bet contre un tirage.
:diamond:Blockbet
Souvent utilisé river OOP. Après des value bets flop et turn, on ne sait pas si on peut encore faire de la value ou si l’adversaire a une main plus forte. On ne veut pas lui donner l’opportunité de faire un gros bet river (en bluff ou pour value) donc on mise nous même un petit montant. S’il relance, grâce à notre petite mise on n’est pas commited au pot on peut trouver un fold (les bluff raise sont bcp plus rares que les bluff bets). Il peut payer avec moins bien vu la côte qu’on lui laisse.
:diamond:Donkbet
Appellée mise « d’âne » car elle va à l’encontre de la logique qui veut que l’agresseur pré-flop conserve l’initiative au flop. Ce move peut toutefois se faire pour plusieurs raisons : bet/fold en bluff ou avec une main moyenne et bet/3-bet avec une main très forte. Attention au bet/fold avec une main moyenne car les donkbets sont souvent relancés ! En tout cas, il faut balancer son range de donkbet pour rester illisible.
LES DIFFERENTS TYPES DE MISES – LE VALUE BET
:heart:Qu’est-ce qu’un value bet ?
Miser pour être payer par une main inférieure.
Objectif : mettre le plus d’argent possible dans le pot temps qu’on pense être devant.
Le value bet s’associe souvent à un protection bet. Souvent, en plus de faire de la value en misant, on le fait aussi pour se protéger contre un tirage, pour ne pas donner un flop ou d’autres cartes gratuites.
:heart:Parallèle avec d’autres types de bet
:club:Value bet + continuation bet
Le continuation bet avec une main moyenne peut être un value bet en même temps. Des mains plus faibles ou des tirages peuvent payer.
:club:Value bet + (semi-)bluff bet
Si on a un très bon tirage au flop (15 outs), on peut relancer alors que notre main actuelle n’a pas de valeur. C’est donc un bluff bet mais notre equity est tellement élevée (souvent > 50% si nous allons all-in pour voir turn et river gratuites) que nous sommes souvent devant notre adversaire.
:club:Value bet + autres types de bet
Le value bet peut aussi être associé à un probe bet, position bet ou blockbet.
:heart:Value bet dans des situations limites
Si on n’est pas sûr d’être en tête, en position, on peut opter pour bet/fold ou ch behind. Le choix se fait en fonction du board, de l’adversaire, de notre position et de la force absolue de notre main :
-Tirages : propice au bet
-Pas de tirage : propice au ch behind
-Quelles sont les mains inférieures qui pourraient payer ?
-Vs calling station : bet
-Vs TAG ou LAG : ch for bluff induce
LES DIFFERENTS TYPES DE MISES - LE PROTECTION BET
Miser ou relancé pour pousser une main inférieure mais qui a beaucoup d’outs à payer une mauvaise côte ou se coucher.
:heart:Parallèle avec d’autres types de bets
Souvent un value bet : on a la meilleure main et pense être souvent payé avec une main à tirage.
Souvent un continuation bet
Parfois un probe bet : profiter de la situation ou de la position pour emporter le pot directement tout en se protégeant d’un éventuel tirage.
:heart:Contre quoi devez-vous protéger ?
Il faut d’abord essayer d’estimer la range adverse : 2 overcards, PP, SC ?
Si on a une bonne main, il faut presque toujours miser que ce soit pour value ou pour protection.
:diamond:Tirages couleur : 9 outs, équity de 35% entre flop et river.
:diamond:Tirages OESD : 8 outs equity 32% entre flop et river. Attention, les OESD sont moins facilement visibles sur le flop. Les adversaires ont moins souvent des mains de départ donnant des OESD que des FD.
:diamond:Tirage gutshot : 4 outs, équity 17% entre flop et river. Nécessite moins de protection car ce tirage se réalise peu souvent et les adversaires ne paient pas souvent de mises avec un tirage aussi faible.
:diamond:Overcards : Par exemple dans un pot 3bet avec JJ sur 446. La range adverse contiendra souvent AK, AQ, KQ soit 2 overcards. Il faut souvent protéger sa main, il y a 6 outs (24% d’equity flop-river).
:diamond:Tirages combinés : en fct° des combinaisons de tirages, l'adversaire peut avoir entre 15 et 20 outs. Cela augmente aussi la probabilité que l’adversaire ait un tirage simple plutôt qu’une main faite. Il faut absolument miser pour protéger.
:diamond:Tirages backdoor : avec un flush backdoor, on peut ajouter un out à notre adversaire, le quinte backdoor moins d’un out.
:diamond:côtes et outs : il faut offrir une côte à l’adversaire qui est inférieure à la côte de son tirage.
Mise pot = 2:1
Mise 2/3 pot : 2.5:1
Mise ½ pot : 3:1
:diamond:Scared cards : peut compléter un tirage, apporter un nouveau tirage ou effrayer l’adversaire qui ne nous paierait plus avec une main inférieure.
:heart:Alternatives à la protection ?
:diamond:Contrôle du pot : notre adversaire a rarement un tirage, on essaie d’aller à l’abattage pas cher.
:diamond:Slowplay : on bat déjà les tirages qui pourraient sortir.
LES DIFFERENTS TYPES DE MISES - LE BLUFF BET
Faire coucher une main adverse meilleure que la notre. Notre main n’a aucune chance de l’emporter à l’abattage et n’a quasiment pas d’outs.
:heart:Parallèle avec d’autres types de bluffs
Les plus fréquents : le continuation bet et le position bet.
Le semi-bluff bet : différent d’un réel bluff, car notre main sans valeur peut se tranformer en monster assez souvent.
:heart:Pourquoi bluffer ?
Souvent, on ne touche rien au flop. Abandonner ces mains-là nous fera perdre de l’argent et surtout on devient trop lisible si on ne joue postflop que lorsqu’on touche. C’est pourquoi le continuation bet est souvent réalisé en bluff.
Au turn, le 2nd barrel bluff est moins fréquent. On le fait si :
-Villain a souvent un tirage flop qui ne se réalise pas au turn.
-Il a une main faite faible (petite PP). Il call flop dans l’espoir d’arrêter notre agression. Il ne pourra suivre un 2nd barrel.
-Il n’a rien, il essaie de faire un float.
On l’évite si :
-Il a une bonne main, il slowplay.
-Il a une main moyenne, il joue wa/wb jusquà l’abattage.
Il faut planifier ses actions turn dès le flop. Exemple dans un pot multiway, on peut CB flop et 2nd barrel turn au cas où il ne reste plus qu’un adversaire turn.
:heart:Avec quelle fréquence le bluff bet doit-il fonctionner ?
Mise pot : 50% de succès
Mise ¾ pot : 43%
Mise 2/3 pot : 40%
Mise ½ pot : 33%
:heart:La position
Les bluffs en position sont plus simples car nous avons déjà l’information donnée par notre adversaire. Hors position, le bluff est parfois quand même la meilleure solution, ch/call n’étant pas souvent EV+.
LES DIFFERENTS TYPES DE MISES – LE CONTINUATION BET
Un joueur ne touche le flop qu’une 1 fois sur 3 (main faite ou tirage). C'est vrai pour nous mais aussi pour notre adversaire. Souvent, aucun joueur n’a touché le flop. Dans ce cas, le premier qui bluff remporte souvent le pot. En ayant montré plus de force pré flop, l’agresseur est plus légitime pour miser en premier.
:heart:Théorie
:club:Mathématiques
La rentabilité d’un continuation bet dépend de la taille de mise et de la fold equity (le pourcentage de fois que l’on renportera le coup tout de suite.
1/3 pot : 25% de fold equity
½ pot : 33%
2/3 pot : 40%
¾ pot : 43%
pot : 50%
:club:Outs supplémentaires
Si on a 4 outs, on touchera une main forte au turn dans 8.5% du temps. Si notre CB est suivi, on gagne encore de l’argent 8.5% du temps et dans ce cas, un plus gros pot (10$ pour un CB de 2.5 ds 4.5).
EV quand il call le CB = 0.085 * 10$ - 0.915 * 2.5$ = - 1.44 $
EV totale = Pfold * 4.5$ + (1 - Pfold) * - 1.44$ = 0
Pfold = 0.24
:heart:Pratique
:club:Les facteurs de réussite d’un continuation bet
:diamond:Texture du board :
-Hauteur des cartes : plus le nombre de cartes haute augmente, plus la probabilité que l‘adversaire ait touché augmente. D’un autre côté, s’il n’y aucune cartes hautes, il est difficile de représenter une main forte (à part une overpaire).
-Connexion : plus le flop est connecté, plus l’adversaire peut avoir touché un tirage suite voire déjà une suite.
-Nombre de couleurs : Plus il y a de cartes de la même couleur, plus l’adversaire peut avoir touché un tirage couleur.
:diamond:Nombre d’adversaire :
Si il n’y a qu’un adversaire, le CB peut la plupart du temps se justifier. A partir de deux joueurs, la probabilité qu’aucun n’ait touché une main est réduite, il faut limiter les CB aux situations favorables (bonne texture du board, en position, adversaire fit or fold).
:diamond:Type d’adversaire :
-Weak-tight : ils jouent peu de mains et abandonnent souvent au flop s’ils n’ont pas touché. VPIP faible, PFR faible, WTSD faible, Facteur d’agression post flop élevé. Victimes idéales.
-TAG : Bon candidats aussi, il relance leurs mains fortes pré flop. S’ils suivent simplement on peut déjà penser qu’ils n’ont pas une main exceptionnelle. Ils se couchent facilement au flop lorsqu’ils ne touchent pas.
-Tight-passif : Bon candidats aussi. S’ils ont une main forte, il suive simplement. Donc attention, le fait de ne pas relancer n’est pas un signe de faiblesse pour ces joueurs mais un signe de force. Lorsque leur main est faible, ils foldent facilement.
-Loose-passif : calling station. Ils suivent les mises trop souvent avec des mains comme bottom paire ou gutshot. Le taux de réussite du CB est faible. VPIP élevé, PFR faible, WTSD élevé et AgF faible.
-Loose-agressif : Ils call trop souvent mais en plus, ils bluffs souvent en relançant. VPIP, PFR, AgF et WTSD élevés. Le CB ne doit être fais que pour value avec des mains fortes.
:club:Taille du continuation bet
Garder la même taille de mise que ce soit en bluff, pour value pure ou pour protection.
La taille doit dépendre de la texture du board entre ½ pot pour un bord sec à la taille du pot pour un board drawy.
Contre les joueurs faibles ou qui ne sont pas attentifs à la taille des mises, il n’est pas vraiment utile d’y faire attention. Ils pensent souvent qu’une petite mise représente une petite main et qu’une grosse mise représente une grosse main. Contre eux on peut diminuer la taille des mises entre ½ et 2/3 pot.
:heart:Continuation bets différés
Si on renonce au CB flop (board drawy, plusieurs adversaires, adversaire aggro, image trop agressive de notre part), on peut le placer au turn si ça check encore.
Si on a une image aggro, l’adversaire peut redouter un slowplay en cas de check alors que nous misant très souvent.
En cas de tirage manqué au turn l’adversaire aurait alors une plus mauvaise côte pour caller.
Pour réussir contre les joueurs attentifs, il faut mixer son jeu de CB différés entre bluff et value.
Peu efficace contre les joueurs faibles car pour eux notre check représente une main très faible et ils se lanceront souvent dans un bluff.
:heart:2nd Barrel
Les facteurs de réussite du 2nd barrel sont les mêmes que ceux du continuation bet.
Une carte haute au turn sur flop dry est une bonne carte à 2nd barrel car on peut représenter top paire.
A faire uniquement contre un seul adversaire.
Eviter contre les calling station. S’il call le flop, il est rare qu’il abandonne sur le turn. En plus, on peut souvent aller à l’abattage gratuit contre ce type de joueur et même parfois gagner avec As carte haute.
:heart:Quand le continuation bet devient value bet
Une main comme AK qui ne touche rien au flop peut être un value bet face à un joueur qui call trop, des gutshot par exemple.
Vidéos:
CRUSHER LA NO LIMIT 50 VII – LE JEU ADAPTE AUX ADVERSAIRES II
1.Semi-bluff & Deception
Semi-bluff : on a des outs, au moins 10% d’équity
S’applique au SH, pour joueurs plus expérimentés et qui savent mieux lire les mains.
Contre des adversaires qui sont meilleurs, plus agressifs et qui savent lire notre main.
Notre façon de jouer dois maintenant prendre en compte l’image que l’on montre aux adversaires et comment peuvent-ils nous lire. Sinon, on devient exploitable.
Contre un bon adversaire, il faut que notre ligne de mise représente plusieurs types de mains possibles :
-bluffer dans les spots inhabituels.
-Jouer les tirages comme des mains faites.
-Jouer des mains faites comme des tirages.
-Jouer des bluffs comme des mains faites.
Varier son jeu rend les décisions de l’adversaire plus compliquées. Il fera donc plus facilement des erreurs.
Tirages forts joués agressivement (ex : ch/raise flop ou bet/3bet all-in flop):
-Bcp d’equity si on est call.
-Fold equity nécessaire pour être EV+ est faible.
-Augmente la chance d’être payé quand on aura une main forte.
-Diminue la chance que notre adversaire essaie de nous bluffer.
-Attention au ch/raise car l’adversaire à le choix de call ou all-in. On risque d’être en difficulté au turn et on préfère aussi être le joueur qui part all-in plutôt que de caller un all-in.
2.Jeu contre des adversaires particuliers
Weak-tight – TAG
-Connait bien le jeu TAG de base.
-Se couche trop pré-flop et postflop. Soit il n’est pas assez fort soit il multi-table de trop et n’ont pas le temps de réfléchir.
-Ne joue de gros pots qu’avec des mains très fortes.
-En cas de doute, il préfère abandonner le coup.
-Ne joue quasiment que leur propre main.
-Facile à bluffer (sauf dans les gros pots ou il a souvent une très bonne main).
-Augmenter le nb de resteal surtout s’il multi-table beaucoup. Il s’adapte moins vite à notre jeu que les bons joueurs.
-Augmenter le nb de float. Il accorde souvent bcp de crédit à ce move.
:club:Solide –TAG
-Moins tight que le weak tight, il a de meilleurs read, joue sans détours, sait s’adapter à son adversaire..
-Evite souvent les situations marginales mais les joue si nécessaire.
-Difficile à bluffer, difficile à jouer, difficile de gagner des petits pots en raise bluff.
:club:Bons joueurs LAG
-En NL25 ou NL50, les bons LAG sont rares.
-Style que l’on essaie de devenir.
-Joue volontairement les situations marginales.
Essaie de mettre ses adversaires face à des décisions difficiles.
-Peut faire des gros bluffs et gros calls, lit bien le jeu adverse. S’il n’est pas très bon, il investit souvent trop d’argent dans de mauvais bluffs (ex : 4-bet bluff, fold Vs All-in). On s’adapte en faisant plus de 5bet all-in et moins de 3bet.
-Difficile à jouer surtout si on est OOP.
:club:Maniac
-Encore plus LAG.
-Met une pression maximale
-Ne joue pas en fonction de sa main. Essaie trop souvent de bluffer et ne veut pas arrêter ses bluffs.
-Surjoue ses mains faites.
-Désagréable à jouer mais profitable.
:club:Loose passif
-Ne joue que ses propres cartes.
-Bluff rarement.
-Ne pas bluffer mais value better.
-Perd beaucoup d’argent à l’abattage.
-Ne value bet ou value raise qu’avec des trrès grosses mains.
-Hand reading difficile.
-Facile à jouer, profitable.
3.Exemples
-98s SB cold call Vs UTG (fish) limp, MP (TAG) raise 4BB. Flop Flush+ Straight draw. Même contre Top Set, on a 42% d’equity. Avec un monster draw, on a meme pas besoin de fold equity pour faire un raise. Ici, ch/raise/call all-in est mieux que bet/3bet, car MP va souvent CB IP. Avec Bet/3bet, on est pas sûr qu’il ne va pas juste call et s’il raise avec un tirage meilleur que nous, il ne lachera plus sa main. Avec ch/raise, il foldera encore souvent s’il a un meilleur draw.
-Si on est en heads-up, on préfère donker bet/3bet all-in. Ch/call est possible, on annonce une main faite moyenne. Turn, on peut ch/raise, on annonce trop souvent une main monstre, on a bcp de fold equity contre des mains faites et des draws. Il nous reste aussi 30% d’equity contre bralan et AA. Il nous faut que 40% de fold equity. Ch/call turn à éviter car on ne pourra pas jouer la river si on n’améliore pas. Si on touche, on n’est pas sûr de pouvoir faire de la value.
-Si FD + 2 overcards, on peut bet/3bet.
-AK CO, la SB 3bet. On peut call (balancing des mains moyennes avec des mains fortes). Le 4bet est bon aussi, il faut analyser ses range de broke, de 5bet, de fold vs 4bet. Avec AK, on peut facilement semi-bluff le flop (raise CB/call all-in) car on a 6 outs.
-AJo CO (TAG), BT calls A7o (maniac). Kh6d9d. Le TAG standard abandonne souvent car le maniac va bluffer et qu’il n’a quasi rien (2 backdoor). Ici, il CB quand même. En général, face au maniac, le ch/call est meilleur. On perd de l’info mais en checkant, cela le conforte à poursuivre son bluff. Le maniac calls (il a aussi 2 backdoor) car il pense pouvoir sortir l’adversaire plus tard en bluffant surtout quand il est IP. Ici, 2nd barrel du TAG, le maniac se couche souvent dans ce cas.
-AJ CO (TAG) Vs AK cold call BT (calling station). La calling station ne 3bet pas souvent. Le TAG CB sur Kh6d9d et 2nd barrel sur Jc (ligne standard contre une calling station). River : 2h. Le TAG mise souvent encore (bet normal ou blockbet) car il peut payer avec moins bien.
-AT CO (maniac), BT calls Ks7s (calling station). Le maniac bet, bet, bet. La calling station avec TP call jusqu’au bout.
-33 CO (maniac) Vs 3bet BT AJs (TAG solide), CO calls. JK2: CO ch, BT ch (un TAG solide reconnait wa/wb et ch face à un maniac). Turn: 7 CO bets, BT calls. River: 4d, CO bets, BT contre un joueur normal folderais mais contre un maniac, il call et est souvent devant.
CRUSHER LA NO LIMIT 50 VIII – LES CONCEPTS ADDITIONNELS
1.Squeeze et provocation de squeeze
-Profil de l’agresseur initial : contre les TAG et LAG, éviter les calling station. Les bons joueurs peuvent bluffer en vous mettant sur un squeeze bluff. Les parano aussi. Eviter aussi les nits UTG qui ne relance que les nuts.
-Profil du suiveur : même remarque.
-Notre main : favoriser les mains jouables non dominées.
-Gameflow : ne pas enchainé un squeeze après 3better trop de mains dans le passé proche.
:club:Provocation de squeeze (New-York back raise)
-Il faut une main avec laquelle on veut aller all-in.
-Un maniac derrière nous va souvent squeezer.
-Balancer son range de cold call.
-Connaître l’éventail de squeeze du joueur et son range de broke.
2.4bet bluff
-Calculer la fold equity en fct° adversaire et de l’historique.
-L’effet card removal : A ou K dans notre main diminue de 7 combi sur AA, KK, AK
-Fréquence de 4bet et de 4bet/fold (si un joueur joue bcp 4bet/fold on peut le 5bet bluff).
-Taille de tapis.
-Taille des mises.
3.Call flop vs Raise flop
:club:Call flop :
-pas de fold equity
-Vu comme main faite, tirage, float ou slowplay.
:club:Raise flop :
-Fold equity
-Vu comme range polarisé : soit monster soit tirage.
-Augmente la taille maximale du pot.
Les 2 moves peut être EV+ temps qu’en bluff que pour value.
4.Concepts supplémentaires
:club:3bets sur flop secs
-Pour value
-En bluff
-Polariser son range et analyser la réaction adverse
-Evaluer la proportion de bluff du raise flop adverse
-Manipuler la taille du pot. Pour arriver à être all-in par exemple.
:club:3bets sur flop wet
-Heads up
-Multiway
-Pas en bluff pur car souvent la fold equity n’est souvent pas suffisante.
-Eviter par exemple de call un raise flop uniquement avec une paire.
:club:Ch/call Vs ch/raise
-Float OOP
-Evaluer l’éventail qui sera perçu par l’adversaire.
-Réaction probable de l’adversaire : sait-il coucher sa main ou pas ?
:club:Barrels multiples
-Dépend de l’adversaire.
-Structure du board.
-L’éventail représenté.
-Possible aussi dans des pots sur-relancés.
-3barrels éfficace contre les fish et calling station qui call facilement 2 barrels mais rarement 3.
-Il faut que la carte du turn et river continue à représenter ce qu’on voulait représenter au flop.
-Attention à ne pas trop augmenter sa fréquence de 3 barrels.
:club:Relance sur le trun ou la river
-Eventail polarisé entre bluff purs et monsters.
-Les adversaires considèrent souvent que notre éventail de raise est trrès fort.
-Attention aux adversaires qui ne peuvent pas coucher TPTK.
5.Exemples
:diamond:A5s SB, MP raises (19/17), BT calls (20/19). 2 adversaire TAG sans être rock, adversaire ideal pour squeeze.
:diamond:A3s CO, BT 3bet, CO 4bet bluff. Eventail de 3bet (8-10% et éventail de broke (QQ+, AK). On a un bloqueur. Bonne situation de 4bet bluff.
:diamond:CO raise, BT 67s 3bet, CO 4bet. Eventail de broke du CO QQ+, AQ+. Il nous reste 33% d’equity. Pour être EV+, il faut 33% de fold equity.
-30% d’equity, il faut 40% de fold equity.
-35% d’équity, il faut 30% de fold equity.
-38% equity, il faut 20% de fold equity.
:diamond:Call JTs BB Vs BT. Flop : 69Kr, call CB. Turn: 2 blank ch – ch. River: 5 bet bluff de notre part.
:diamond:Call A9s BB Vs BT. Flop: 69Kr. Ch/call. Ch – ch turn. Bluff river 2/3 pot, on peut meme être call par moins bien.
:diamond:Idem mais avec 78s. Ici, OESD, on peut ch/raise. Attention, on peut souvent être call car on ne représente pas grand-chose ici (il essaie de floater notre c/r flop). Dans ce cas, il faut better turn 2/3 pot. Il est très rare qu’il continue s’il n’a rien.
:diamond:Idem avec 66. c/r flop aussi mais on peut ch turn for bluff induce. S’il ch aussi on bet river, il aura souvent ch behind avec de la showdown value et donc callera souvent river.