Les bads run ça fait partis du grind... Oui c'est frustrant surtout quand tu as l'impression de jouer ton A-Game mais concernant le plaisir de jouer ça ne doit pas l'amputer sinon personnellement je fermerai le logiciel jusqu'à ce que le plaisir ressurgisse.
Comme l'a justement fait comprendre Mads38 un bad run nous atteint moralement au prorata de la place qu'on lui donne sur l'échelle de nos émotions. Si jamais tu n'as pas toute confiance en ton jeu, en ta résistance au tilt ou en ton envie de faire du volume en effet le bad run t'affectera plus que d'autres qui ont de l'expérience et qui savent pertinemment que ce n'est qu'un passage obligatoire lors de leur période de grind.
La seule solution pour évincer un bad run c'est justement de faire du volume et c'est là que ça devient compliqué pour beaucoup d'entre nous. Car faire du volume quand on a l'impression que tout est contre nous c'est difficile d'autant plus qu'on risque de le prolonger si jamais on est sensible au tilt sous n'importe quelle forme. Une fois qu'on est conscient de ça c'est contre nous même qu'il faut lutter et pas contre le jeu. Bosser sa gestion de bads (mais aussi de good !) est la clé d'un winrate optimal. J'y travaille moi aussi sur cette gestion et c'est pas facile je suis d'accord.
Comme je l'ai dit mon up de limite dépendra de mon BB/100. Si jamais j'arrive à avoir un winrate et un edge raisonnable sur 10 K hands (comme 5BB/100) alors que j'ai l'impression de run bad, pourquoi ne devrai-je pas up de limite ? Au contraire je trouve plus pertinent de up dans ces conditions qu'après un good run évident sous prétexte d'avoir la bankroll adéquate. Je veux dire qu'il est toujours plus facile de se considérer gagnant à une limite si on a run good une bonne partie du temps et pourtant ça ne veut pas forcément dire qu'on aura mieux maîtrisé la limite que celui qui aura pas mal bad run. Vois-tu où je veux en venir ?
Concernant mon sample, j'en ai un de 40 K hands qui prends en compte des sessions de la NL2 à la NL10. Mon bb/100 est de 26.3 en faisant la moyenne des trois limites et en considérant que j'ai run good en NL2 (45.59), bad en NL4 (8.66) et à peu près normalement en NL10 (29.98). Ça illustre parfaitement ce que j'ai pu décrire au dessus : j'ai galéré en NL4 à cause d'un bad run mais une fois la bankroll pour up je n'ai pas hésité à le faire malgré un sample (15 K hands) et un winrate loin d'être optimal pour la NL4. Ça ne m'a pas empêché d'avoir une réussite plus que correcte en NL10.
En faite je suis un peu surpris, j'aurai cru que vos questions se seraient plus portées sur la gestion des down que des up... Car c'est plutôt là que se situe le danger d'une gestion de bankroll comme je voudrai le faire vous croyez pas ?